Histoire Auberge

Ancien poêle de corporation

En 1372, la maison était habitée par un nommé HANEMANN ARZAL puis en 1403 par sa veuve Catherine. C’est semble-t-il quelques années après que la corporation des tailleurs choisit ce local comme siège de ses assemblées gambrinales.

Poêle de corporation, il paraît avoir été employé à cet usage jusqu’à la veille de la révolution.
La maison était tenue sous la restauration par Mathias KOEBERLE marié à Catherine KRETZ. De ce mariage est issu le 4 janvier 1828, le docteur Eugène KOEBERLE, qui devait conquérir une réputation universelle par la vulgarisation de l’ovariotomie.
Après les KOEBERLE la maison fut achetée et exploitée par Ignace STAHL en 1858. Après lui ce fut sa veuve qui la transmit à leur fils lequel portait le même prénom que son père. La fille de ce dernier a épousé le docteur Constant HOUILLON , tandis qu’un frère sorti de l’école centrale était appelé à diriger l’important établissement des tréfilerie Lazare WEILLER au Havre. et qu’un autre s’établissait pharmacien à Metz
Cette maison en 1907 pris pour enseigne celle d’Alttrikstube pour devenir après, le Restaurant « des Alliés »
Dans la salle des corporations, vous verrez des fresques et boiseries datant de 1800. Sur l’une d’elle, une représentation du marché aux choux.
Sur une autre, une scène de moisson, avec en arrière plan, les églises Ste Foy et St Georges ainsi que la tour des Chevaliers. On peut remarqué que le clocher de Ste Foy est représenté avec un clocher en « oignon ». Clocher qu’elle avait avant l’incendie qui la ravagea, pour être reconstruite avec les deux flèches que nous lui connaissons aujourd’hui.
Au dessus de la porte, un écusson, celui des tailleurs. Et en face, les blasons des Alliés de la corporation des tailleurs… les orfèvres-bijoutiers, les boulangers, les forgerons, les vignerons et les bateliers de l’Ill.

Dans le sas d’entrée du restaurant, les emblèmes des corporations des tonneliers, les tailleurs de pierres et les serruriers, n’étant pas admises parce que leur siège était ailleurs dans la ville.

 

Une belle histoire de famille…

C’est en 1958 que Jean et Elise ROESCH s’installent à l’auberge. Suite au décès de Jean Roesch en juillet 1973, leur fils Roland entreprend de rénové la salle, ancien bar PMU et de créer la « winstub ».
Il crée une salle rustique, avec poutres apparentes et crépis teinté au grès des Vosges, et c’est son ami Pierrot qui ajoute la touche finale, en réalisant des fresques à même le crépi, comme des enluminures, pour parer les poutres. En 1977 Elisabeth rejoint son frère, ils agrandissent l’hôtel en 1988.

Aujourd’hui, Roland est à la retraite, et Elisabeth gère à présent l’établissement, entourée d’une belle équipe.